Les pièces

Les pièces

Là où rien du cœur ne se perd

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Un spectacle chorégraphique qui rassemble dans un même espace et en deux temps, comme en regard, deux générations de danseurs, la cinquantaine pour Au bord de loubli, la trentaine pour rien du coeur ne se perd. Construit en deux volets intimement liés mais autonomes, il décline le thème de la mémoire, des mémoires, et de ce qui en est consubstantiel, l’oubli.

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Des Arbres sur la banquise

15petitJ'ai longtemps marché sur des échasses comme à proximité de moi.

Françoise DELCARTE, Levée d'un corps d'oubli sur un corps de mémoire

C'est une image poétique, suspendue hors du temps et de l'espace, convoquant des paysages contradictoires, les couleurs, les formes, les saisons qui leurs sont associées. C'est aussi un phénomène naturel, les « forêts saoules », désignant la déstabilisation de certaines forêts polaires lors du dégel, et l'étrange danse d'arbres qui en résulte. Par ce titre, Serge Ricci nous conduit au seuil d'une dimension où il nous faut pénétrer avec d'autres repères, à la rencontre d'un imaginaire qui « confère à l'espace la fluidité de l'eau qui ruse avec les obstacles ». Cette parabole des mutations de notre environnement – de l'instabilité, de la perte de mémoire qui les accompagnent – est le fil qu'a suivi le groupe pour explorer les situations qui s'inventent au bord du déracinement : comment réagit l'organisme privé de ses ancrages, de ses équilibres, de ses habitudes ? Et quels sont les positionnements, les traces d'identités nouvelles pouvant surgir de ces bouleversements ?

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Je n’ai pas voulu mourir

2petitAu départ, il y a un solo créé voici plus de dix ans pour Antonin Lambert, qui n’a cessé depuis d’être repris par différents danseurs de l’entourage de Serge Ricci. Je n’ai pas voulu mourir mêle sur scène des bouts de ces différents solos, transformés par les années et les singularités de chacun. Ce qui fascine encore une fois chez Ricci et ses acolytes, au-delà de l’argument du solo, c’est qu’on ne peut jamais nommer vraiment ce qu’on est en train de regarder : tout est mouvant.

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Par dessus bord

4petitUn solo, un jardin, un espace intime, clôturé, sans cesse reconstruit, inachevé et inachevable, où l’on doit lutter sans cesse contre ce qui prolifère, rampe, s’accumule en vue d’une paix jamais déclarée… Le soliste n’est jamais seul sur scène, quelque soit le mode de représentation, il fait face au public devant lequel il joue. Seul et pas seul, cette situation devient source de tension.

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